22 décembre 2008

Le Pays sans Adultes, Ondine Khayat

khayat_o_1_J'ai onze ans, et je vis dans une famille complètement tordue. Heureusement qu'il y a mon frère Maxence. Lui, c'est mon manuel de savoir-survivre. Le soir, on ferme nos oreilles à double tour, pour ne plus entendre les cris de nos parents qui se disputent. Croyez-moi sur parole, la vie, c'est pas pour les enfants. Maxence a préféré partir au Pays sans Adultes. Moi, j'ai voulu le rejoindre, mais je me suis trompé de chemin. Avec mes nouveaux amis, Valentine et Hugo, on a beaucoup discuté et on s'est fait une promesse: quand on sera grands, on prendra tous les enfants malheureux dans nos filets, et on ne les relâchera que quand ils sauront vraiment nager. Promis, juré.

Les chapitres s'enchaînent, se dévorent, et c'est avec surprise qu'on se rend compte que les 335 pages de ce livre sont déjà derrière nous. On ne peut plus quitter le petit Slimane, on se doit de le protéger en restant avec lui, entre les lignes. On peut certes reprocher à l'écriture son côté naïf, voire à la limite du niais parfois, mais la situation de ce petit garçon est tellement poignante qu'on se laisse attendrir par la sincérité et la grande finesse des sentiments exprimés. Attention toutefois à ne pas lire ce roman en période de morosité, il ne se charge pas vraiment de remonter le moral, et même si le message final est positif, il ne s'agit pas explicitement d'une "happy end"! Je trouve d'ailleurs que la fin est un peu expéditive, comme si l'auteur l'avait écrite pour montrer justement que le roman était terminé. On est un peu déçu que tout ce précipite de cette manière après une si grande justesse dans l'analyse des sentiments. A lire également pour la délicatesse du sujet, traité frontalement mais avec un respect émouvant.

Posté par crapouillaud712 à 16:49 - - Commentaires [2] - Permalien [#]


Commentaires sur Le Pays sans Adultes, Ondine Khayat

    Je l'ai reçu ... je le lirai bientôt. Je voulais attendre la fin de Noël ...

    Posté par Leiloona, 27 décembre 2008 à 21:54 | | Répondre
  • J'ai beaucoup aimé ce roman, son style qui virevolte dans un mélange de noirceur et de pureté, de désespoir et d'ingénuité, de cynisme et de poésie pour un récit simple, beau et poignant...

    Posté par BlueGrey, 06 janvier 2009 à 10:21 | | Répondre
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