25 décembre 2008
Joyeux Noël à tous!
Un petit post pour vous souhaiter tous mes voeux de bonheur en ces fêtes de fin d'année!
J'en profite pour vous présenter mes excuses de ne pas avoir posté depuis fort longtemps... J'ai en effet été très occupée par mes partiels ces derniers temps; mes lectures étaient toutes forcées et j'avoue que de les commenter ne présentait pas grand intérêt, puisque la majorité de mes réflexions n'aurait été que du copier-coller de cours... Mais Noël est une période propice aux lectures qui font plaisir et je vous promets de nouveaux petits avis pour très bientôt!
A très vite, portez-vous bien!
P.S: Cette illustration est de Miss Clara, dont j'adore le travail depuis un certain temps déjà. Je vous invite à faire un tour sur son site magnifique, plein de féérie et de douceur... http://missclara.free.fr
22 décembre 2008
Le Pays sans Adultes, Ondine Khayat
J'ai onze ans, et je vis dans une famille complètement tordue. Heureusement qu'il y a mon frère Maxence. Lui, c'est mon manuel de savoir-survivre. Le soir, on ferme nos oreilles à double tour, pour ne plus entendre les cris de nos parents qui se disputent. Croyez-moi sur parole, la vie, c'est pas pour les enfants. Maxence a préféré partir au Pays sans Adultes. Moi, j'ai voulu le rejoindre, mais je me suis trompé de chemin. Avec mes nouveaux amis, Valentine et Hugo, on a beaucoup discuté et on s'est fait une promesse: quand on sera grands, on prendra tous les enfants malheureux dans nos filets, et on ne les relâchera que quand ils sauront vraiment nager. Promis, juré.
Les chapitres s'enchaînent, se dévorent, et c'est avec surprise qu'on se rend compte que les 335 pages de ce livre sont déjà derrière nous. On ne peut plus quitter le petit Slimane, on se doit de le protéger en restant avec lui, entre les lignes. On peut certes reprocher à l'écriture son côté naïf, voire à la limite du niais parfois, mais la situation de ce petit garçon est tellement poignante qu'on se laisse attendrir par la sincérité et la grande finesse des sentiments exprimés. Attention toutefois à ne pas lire ce roman en période de morosité, il ne se charge pas vraiment de remonter le moral, et même si le message final est positif, il ne s'agit pas explicitement d'une "happy end"! Je trouve d'ailleurs que la fin est un peu expéditive, comme si l'auteur l'avait écrite pour montrer justement que le roman était terminé. On est un peu déçu que tout ce précipite de cette manière après une si grande justesse dans l'analyse des sentiments. A lire également pour la délicatesse du sujet, traité frontalement mais avec un respect émouvant.